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Collection RATP Group Territoires #16 – Supplément IDF

En Île-de-France, des réponses expertes, à la hauteur des enjeux

Dossier

Le groupe RATP poursuit sa transformation avec la création de RATP CAP Île-de-France

Pour répondre finement aux enjeux spécifiques des territoires franciliens et de l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités, le Groupe RATP a créé une nouvelle filiale, RATP CAP Île-de-France. Celle-ci a vocation à répondre aux appels d’offres régionaux de transport urbain et suburbain, en particulier sur le réseau bus actuellement exploité par la RATP, en proposant un service performant et innovant, alliant souplesse, proximité et expertise. La nouvelle filiale opèrera en complémentarité de l’EPIC RATP et de la filiale RATP DEV, en charge du développement des activités en France et à l’international. Quant au projet du Grand Paris Express, il est accompagné par un groupement dédié, formé par RATP DEV et deux acteurs français et internationaux, Alstom et Comfort Delgro Transit.

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3 questions à Xavier Léty, Président de RATP CAP Île-de-France
Vu sur le réseau

Bus 2025, vers une flotte 100% responsable

Où en est Bus 2025 ? Lancé en 2015 avec Île-de-France Mobilités et avec le soutien financier de l’Union européenne, ce programme majeur vise à transformer l’ensemble de la flotte de bus francilienne opérée par la RATP en une flotte 100% propre. Cet engagement, très ambitieux et unique en Europe est en passe d’être tenu. Plus de 350 bus électriques et bio-GNV ont déjà été mis en service depuis 2015 : 153 bus électriques, qui ont déjà parcouru 7 millions de kilomètres et transporté 50 millions de voyageurs, et 240 bus Bio GNV qui ont transporté 210 millions de voyageurs et parcouru 22,4 millions de kilomètres. Au total, ces nouveaux bus propres ont permis d’économiser l’équivalent de 45 700 tonnes de CO₂.

L’atteinte des objectifs de Bus 2025 nécessite non seulement l’achat de matériel roulant mais aussi la conversion des centres bus à ces nouvelles énergies. Là aussi, le programme de conversion de ces installations industrielles tourne à plein régime. Un premier centre bus, celui de Créteil est déjà converti au GNV, deux autres, Massy et Bussy Saint-Martin, sont en phase de déploiement ainsi que de deux centres dédiés au bus électrique, Lagny et Corentin. Pour tous les autres centres, la transformation est engagée, à des niveaux de maturité différents, phase de travaux ou d’études.

Le réseau de bus de la RATP en chiffres :

4700 bus exploités par la RATP
25 centres bus RATP
338 lignes
1 milliard de voyageurs par an

« Nous sommes maintenant dans une phase de déploiement massif et coordonné du Plan Bus 2025 : sur l’ensemble du territoire francilien, l’intégralité du réseau de surface RATP est concerné et il n’y a plus un seul centre bus qui ne soit pas embarqué dans cette dynamique de transition énergétique menée avec Île-de-France Mobilités. A une telle échelle, c’est une première en Europe. »

François Warnier de Wailly, Responsable du programme Bus 2025

Quoi de neuf dans notre territoire

Dans le 20e, repenser la ville ensemble

Rue Belgrand, dans le 20e arrondissement, la RATP détient une emprise de plus d’1,5 hectare. Une partie du site est aujourd’hui occupée par les ateliers Saint-Fargeau, ateliers de maintenance des trains des lignes de métro 3, 3bis et 7bis, une autre par des locaux abritant des fonctions de maintenance des équipements des métros, trams et RER. Or ce site au cœur de la ville se prépare à une double transformation.  Pour accueillir, à horizon 2030, la maintenance des nouveaux trains ultramodernes MF19, attendus par plusieurs lignes de métro entre 2024 et 2035, les ateliers Saint-Fargeau doivent être entièrement modernisés et restructurés. Une partie des locaux restants doit déménager vers le 15ème arrondissement en 2023, libérant environ 5000 m² qui permettront d’accueillir d’autres programmes.

Pour le Groupe, c’est l’opportunité de repenser entièrement le site et de l’ouvrir sur le quartier pour proposer de nouveaux espaces et services aux habitants. Pour imaginer les aménagements, la RATP a donc fait le choix d’une démarche de conception urbaine collaborative. D’avril à septembre 2021, une première séquence de concertation va permettre d’associer le public (riverains, habitants, associations, commerçants, élus) à l’élaboration d’un diagnostic partagé et aux premiers scénarios d’aménagement de la parcelle. Cette concertation s’appuiera sur un volet numérique, avec le site internet collaboratif https://site-ratp-belgrand.jenparle.net/ puis, dès que le contexte sanitaire le permettra, sur un volet présentiel proposant des rencontres de proximité, une balade exploratoire et un atelier urbain avec les personnes volontaires. Une seconde phase de concertation aura lieu en 2022.

Le projet en chiffres

1 site de plus d’1,5 hectare
1 jardin
1 équipement petite enfance
50% de logements sociaux dans le programme logement

« La RATP a associé la mairie d’arrondissement à toutes les étapes »

« La RATP a associé la mairie d’arrondissement à toutes les étapes »

Virginie Daspet,
Adjointe au Maire du 20e arrondissement de Paris, déléguée à l’urbanisme

Quels sont les enjeux du projet Belgrand pour l’arrondissement ?

L’enjeu est fondamental, à la fois en raison de la taille du site concerné et de sa situation, à deux pas de la place Gambetta et face à la place Edith Piaf où se tient le plus gros marché du 20e. La RATP a associé la mairie d’arrondissement à toutes les étapes, ce qui est rare pour ce type d’opération. Le contexte sanitaire ne permet pas pour l’instant de déployer comme prévu le dispositif de concertation, les visites de site, notamment mais les outils numériques qui nous ont été présentés sont très convaincants.

Quels seront vos points d’attention en termes d’aménagement ?

La population a de très fortes attentes concernant les espaces verts créés ou recréés. Nous regarderons donc de très près les scénarios de végétalisation de l’îlot. Un autre point important est celui du dialogue en vis-à-vis, côté rue Belgrand, entre les futures constructions – bureaux ou commerces – et la place Edith Piaf. Le marché qui se tient sur cette place attire chaque semaine des milliers de visiteurs, le nouveau projet sera donc vu par un public important.

Et sur la conduite du projet ?

L’opération va se dérouler sur un temps long. La phase de concertation s’étend sur deux ou trois ans mais les résultats ne seront sans doute visibles qu’en 2030 et dans l’intervalle, ce chantier très important sera plutôt synonyme de nuisances. Il faudra donc être attentif au calendrier et à l’information du public. L’occupation transitoire du site par des associations devrait contribuer à faire patienter la population tout en intégrant le site au quartier.

« La plateforme va vivre au rythme du projet »

« La plateforme va vivre au rythme du projet »

Irène Rossetti,
Consultante senior, Res Publica

Quelles sont les conditions d’une concertation réussie ?

Pour Belgrand Saint-Fargeau, les conditions sont très favorables. D’abord parce que la RATP a fait un choix vertueux en associant les parties prenantes très en amont, alors que le projet n’existe pas encore. Ensuite parce que ces différentes parties prenantes avec lesquelles nous avons commencé à entrer en contact, Ville de Paris, mairie d’arrondissement, associations, représentants des résidents, ont toute une posture très ouverte, très bienveillante vis-à-vis de la transformation du site. Tout le monde a envie de s’impliquer dans cette réflexion.

La plateforme numérique vient d’être mise en ligne. Qu’y trouve- t-on ?

Elle permet d’abord de découvrir le site, qui n’est pas accessible au grand public. Les riverains savent qu’il abrite des activités industrielles et vivent très bien cette coexistence mais ils ne savent pas très bien ce qui s’y passe. La visite virtuelle permet de montrer l’ampleur de l’activité et de faire découvrir que les équipes RATP qui travaillent dans les ateliers sont au service du public, pas seulement du quartier. La plateforme n’est pas figée, elle va vivre au rythme du projet. Dans un premier temps elle permet de s’informer et d’explorer. Ensuite, elle accueillera des contributions qui viendront nourrir le travail, mené en parallèle, par les concepteurs urbains choisis par la RATP.

Quel est le calendrier ?

En septembre, nous ferons un bilan de cette première séquence de dialogue collaboratif. Il y aura par la suite une seconde phase de concertation, plus réglementaire, mais qui bénéficiera du travail déjà mené. Le projet est complexe, technique et va connaître différentes étapes, comme la rénovation de l’atelier de maintenance des trains, qui en soi, sera un projet dans le projet. Res Publica va accompagner la RATP sur toute la durée du projet.

Céline Tignol, Directrice déléguée en charge de l’immobilier : « Nos sites industriels forment souvent des enclaves autour desquelles s’est construite la ville. Leur modernisation est l’occasion pour nous de repenser complétement leur insertion dans le tissu urbain ! Nous les ouvrons sur leur environnement, nous accueillons à proximité de nos installations de nouveaux programmes. Notre exigence de chaque instant est de répondre à la fois aux besoins de nos mainteneurs et exploitants mais également aux attentes des habitants de ces quartiers. Pour ce faire, nous mettons en place très en amont, et jusque pendant les travaux, des dispositifs d’écoute adaptés : concertations, enquêtes publiques ou consultations. »